C’est la faute à voltaire…

12,50

Editions Belin, 157 pages, janvier 2009.

UGS : 9291d0d078a8 Catégories : , , Étiquettes : ,

Description

Voltaire passe aujourd’hui pour un défenseur des droits de l’homme et un héros du progrès judiciaire. Il doit cette réputation à des affaires exceptionnelles, rencontrées au soir de sa vie, dans lesquelles il s’est engagé pour des raisons idéologiques (la lutte contre l’intolérance religieuse) et où il a su déployer avec succès son génie de la communication. Ces affaires lui ont permis de dessiner de lui-même une image pour la postérité :  » Il me semble que j’ai combattu toute ma vie pour la vérité. Ma destinée serait-elle de n’être que l’avocat des causes perdues ? « . Autoportrait flatteur, certes, mais bien inexact, puisqu’il n’a commencé à s’intéresser à ces problèmes que tardivement, à l’âge de soixante-huit ans. Cette image flatteuse cache en outre une double imposture intellectuelle : celle de Voltaire lui-même, qui a présenté au fil de ses combats un tableau inexact de la justice pénale de son temps ; et celle de la postérité qui, par conformisme, a le plus souvent recopié et répété aveuglément les critiques du philosophe sans en vérifier la véracité, faisant ainsi passer l’arbre pour la forêt et nourrissant une légende noire encore trop vivace.